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Les Brèves 
| L'étymologie ou
le sens caché des noms |
L'étymologie est souvent
très intéressante car elle révèle
le sens premier des mots qui est souvent recouvert par l'usage.
Elle étudie l'origine des mots.
Nous ignorons le sens des mots car nous les apprenons tels qu'ils
sont sans nous poser la question de leur sens. Or, le but de
l'étymologie est faire apparaître ce sens oublié.
Appliquée aux noms des reptiles et amphibiens, elle
donne la signification et les raisons zoologiques qui ont
justifié les noms choisis.
Les noms de genres et d'espèces utilisées sont
issus du Grec puis du Latin ou inventé par les découvreurs
en s'inspirant de racines grecques ou latines.
Les noms sont souvent très évocateurs de l'apparence,
de la biologie ou du biotope de l'animal désigné.
Ainsi, souvent le nom nous renseigne sur l'animal.
Voici quelques exemples très parlant tirés
d'une publication scientifiques sur le bulletin de la Société
herpétologique de France n°90.
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| Les
amphibiens |
A) Ordre des URODELES
Du Grec : queue, et visible. Leur queue est persistante, par
opposition aux anoures.
1) Famille des SALAMANDRIDES, de
Salamandra
Genre : Salamandra, du Grec puis du Latin, salamandra.
Salamandra.terdigitata : du Latin, trois, et digitus : doigt,
" à trois doigts ". Lacepède, son
découvreur, croyait qu'elle n'avait que trois doigts.
Elle a en fait quatre doigts !
Genre : Triturus, du Grec :Triton, divinité
de la mer, fils de Poséidon et d'Amphitrite, représenté
avec une double queue de poisson.
Triton vulgaris, du latin : général, commun.
Le Triton ponctué, du latin, punctum : point Il est
orné de points sombres.
T.helveticus, du latin : d'Helvétie, de Suisse.
Le Triton palmé, du latin palma : palme. Le mâle
a les pattes postérieures palmées en période
de reproduction.
T.cristacus, du latin : le mâle présente
une crête dorsale en dents de scie en période
de reproduction.
T.marmoracus, du latin : marbré. Le triton marbré.
Il est marbré de vert et de noir.
T. vittatus, du latin : orné d'un ruban, de
bandelettes.
T.italicus, Le Triton italien.
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2) Famille des PROTEIDES, de
Proteus.
Genre Proteus, du Grec : Protée, dieu marin, fils
de Poséïdon et de Téthys, capable de se métamorphoser
en monstre. Allusion à leur vie totalement aquatique,
dans les eaux souterraines. Les Protées.
P.anguinus, du Latin : à aspect de serpent. Le Prothée
anguillard, à aspect d'anguille. |
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B)
Ordre des ANOURES
1) Famille des Pélodytidés, de Pélodytes.
Genre Pelodytes, du grec : boue, vase et qui plonge,
s'enfonce. " Qui s'enfonce dans la vase " (Ce nom
qui aurait mieux convenu aux pélobates).
P.punctatus, du Latin, punctum : point. Le Pélodyte
ponctué. Petites tâches vertes. |
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2)
Famille des Bufonidés, de Bufo
Genre Bufo, du latin, bufo : crapaud, du vieux français
crape : ordure. Semblent sales à cause de leurs pustules.
B. calamita, du Grec : roseau. Le crapaud calamite. Allusion
à la végétation des milieux qu'il habite.
Longtemps appelé Crapaud des joncs.
B.viridis, du Latin : vert. Le Crapaud vert. Il est marbré
de vert et de beige. |
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3) Famille des
hylidés, de Hyla
Genre Hyla, du Grec : aboyer. Leur chant puissant est
bref et saccadé, comme des aboiements.
H.arborea, du Latin : des arbres. Elle est arboricole.
Autrefois appelée la Rainette verte.
H.meridionalis, du latin : meridianus : du midi.
La Rainette méridionale. |
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4) Famille des
Ranidés, de Rana
Genre Rana, du Latin : grenouille. Les Grenouilles ,
du Latin : ranunculus, diminutif de rana. (Ranunculus est aussi
le nom de genre de plantes, dont la renoncules aquatique, communément
appelée grenouillette).
R.temporaria, du Latin : temporaire. Se rencontre en
abondance en période de reproduction, mais se fait beaucoup
plus discrète le reste du temps. La grenouille rousse,
de couleur brune variant du beige au rouge brique.
R.pyrenaica. La Grenouille des Pyrénées.
R.dalmatina, du Latin : Dalmatina : Dalmatie. La Grenouille
agile. Elle possède de longues pattes et effectue des
bonds prodigieux.
R.ridibunda, du Latin : qui rit aux éclats. Allusion
à son chant qui ressemble à un rire très
sonore. La Grenouille rieuse.
R. macrocnemis, du Grec : grand, et jambe. Elle possède
de grandes pattes postérieures. La Grenouille du Caucase. |
| Les reptiles |
| Du grec, puis du Latin, reptans : rampant.
C'est la racine grecque qui a donné Herpétologie,
science qui étudie les Reptiles, et par extension, les
amphibiens. C'est elle aussi qui a donné en latin. Serpens,
serpentis : serpent. |
| A. Ordre des CHELONIENS,
de Chelonia. Les Tortues , du latin : tartarea : du tartare,
c'est-à-dire, les enfers, infernal, horrible. Ainsi nommées
à cause de leur aspect insolite.
1) Famille des CHELONIIDES,
de Chelonia
Genre Chelonia, du Grec : tortue
C.mydas, du Grec : mouillé, puis tortue d'eau
douce. La Tortue franche, pour son caractère pacicfique,
ou verte, à cause de la couleur de sa graisse.
Genre Eretmochelys, du Grec : rame et tortue
E. imbricata, du Grec : imbriquée, disposée
comme des tuiles d'un toit. Allusion à la disposition
recouvrante des écailles dorsales. La Tortue caret,
Tortue imbriquée, Tortue à écaille.
Genre Lepidochelys, du grec : écaille et tortue
L.olivacea, du Latin, oliva : olive. La Tortue olivâtre,
vert olive foncé.
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2) Famille des
DERMOCHELYIDES, de Dermochelys.
Genre Dermochelys, du Grec : peau, et tortue. Elle n'a
pas d'écailles sur sa carapace mais une peau.
D.coriacea, du Latin, corium : peau, cuir. La Tortue
Luth, car la forme de sa carapace rappelle celle de la caisse
d'un luth. On l'appelle également Tortue cuir.
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3) Famille des
EMYNIDES, de Emys.
Genre Emys, du Grec : tortue d'eau douce.
E.orbicularis, du Latin, orbiculus, diminutif
de orbis : rond, circulaire. Sa carapace est circulaire.
La Cistude, du Latin, cista : corbeille
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B. Ordre des SQUAMATES
Du Latin, squama : écaille. Allusion à
leurs écailles épidermiques typiques et à
leurs mues complètes, par desquamation.
1. Sous-ordre des sauriens
Du Grec : Lézard.
Famille des ANGUIDES,
de Anguis.
Genre Anguis, du Latin angustus : étroit,
puis anguis : serpent (a donné anguille).
Lézard sans pattes, souvent pris pour des serpents.
Les Orvets, du Latin, orbus : aveugle. Ainsi nommés
car ils ont de tout petits yeux, fermés par des paupières
quand ils sont morts, à la différence des serpents.
A.Fragilis, du Latin : fragile, cassant. L'autonomie
de la queue, commune chez les lézards, a fait penser
que ce prétendu serpent cassait. L'Orvet fragile. On
le nomme communément " serpent de verre "
pour les mêmes raisons.
Genre Pseudopus, du Grec : menteur, faux, qui ressemble
ou remplace, et : pied. " A fausse pattes ". Ce
lézard, bien que sans pattes, en présente souvent
de petits vestiges postérieurs près du cloaque.
P.apodus, du Grec : sans, et : pied. " sans pattes
" : apode. Le Sheltopusik, ou Orvet des Balkans.
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Famille des CHAMELEONTIDES,
de Chamaeleo.
Genre Chamaelo, du Grec : à terre, et lion. "
Le lion qui se traîne à terre " Les Caméléons.
C.chamaeleon. Le Caméléon commun. |
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Famille des GEKKONIDES,
du Malais Gekoq, onomatopée du cri d'une espèce
indonésienne. Les Geckos
Genre Phyllodactylus, du Grec : feuille, et doigt. Leurs
doigts sont aplatis en feuille. Les Phyllodactyles.
P.europaeus. Le Phyllodactyle d'Europe.
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Famille des LACERTIDES,
de Lacerta. Les lézards.
Genre lacerta, du Latin : lézard.
L.Lepida, du Latin lepidus, lepida, lepidum :
gracieux, élégant. Le Lézard ocellé,
du Latin ocellus : petit il. Les ocelles sont les taches
bleues cernées de noir qui ornent ses flancs.
Genre Podarcis, du Grec : agile, et pieds. Aux pieds
agiles.
P.muralis, du Latin : de mur, mural. Le Lézard
des murailles.
Genre Psammodromus, du Grec : sable, et course. Les
Psammodromes courent sur des milieux sableux.
P.algirus, latinisé : d'Algérie. Le Psammodrome
algire.
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Famille des SCINCIDES,
du Grec, puis du Latin Scincus. Les scinques, dont le Seps,
du Grec : lézard à pattes réduites.
Genre Ablepharus, du Grec : sans, et paupière.
Leurs yeux sont dépourvus de paupières. Les Abléphares.
A.Kitaibelii. L'Abléphare de kitaibel.
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2. Sous-ordre des
AMPHISBENIENS, de Amphisbaena.
Famille des AMPHISBENIDES, de Amphisbaena, du Grec :
double, des deux côtés, et aller. Les Amphisbènes
se déplacent aussi bien en avant qu'en arrière.
Bcinereus, du Latin : semblable à de la cendre.
L'Ampphisbène cendré.
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3. Sous-ordre des
OPHIDIENS
Du Grec : serpent, petit serpent. Du Grec qui rampe, puis par
altération en S, du Latin serpens, serpentum.
Famille des COLUBRIDES, de Coluber.
Les Couleuvres.
Genre Coluber, du latin coluber : couleuvre mâle,
et colubra : couleuvre femelle.
C.jugularis, du Latin, jugulare : égorger,
étrangler. Allusion à sa technique de capture
des proies. La Couleuvre fouet. Allusion à son attitude
défensive.
Genre Coronella, diminutif du latin, corona : petite
couronne. Allusion à la tache en forme de petite couronne,
ou du Grec : coronis, nymphe aimée d'Apollon et mère
d'Asklépios repésentée avec un serpent
en guise de couronne. Les Coronelles.
C. gironica, de gironde. La Coronelle girondine.
Genre Elaphe, déformation du Grec : sorte de
couleuvre, serpent non venimeux.
E. longissima, superlatif du Latin longus, longa,
longum : la plus longue.
C'est un des serpents européens les plus longs pour
son diamètre.
La Couleuvre d'Esculape, du Grec : Asclépios, dieu
de la médecine, exerçant son art grâce
aux serpents, devenu esculape chez les Romains. La Couleuvre
d'Esculape était vénérée chez
les Grecs, puis chez les romains, et l'est encore un certains
lieux. Symbole de la médecine, elle figure toujours
sur le caducée des professions médicales.
Genre Natrix, du latin, natator, natatoris : nageur.
Couleuvres très aquatiques et bonnes nageuses.
N.Natrix. la Couleuvre à collier, présente
un collier noir et blanc à l'arrière de la tête.
Genre Malpolon, du Grec : très, fort, beaucoup,
et nombreux, grand, fort. Allusion à la grande taille
et à la force de cette couleuvre.
M. monspessulanus, Latinisé : de Montpellier.
La Couleuvre de Montpellier.
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| Famille des VIPERIDES,
de Vipera. Les Vipères.
Genre Vipera, du Latin vipera : vipère, par
contraction de vivipara : vivipare. Les romains savaient que
leurs vipères sont ovovivipares.
V.aspis, du Grec : bouclier, mais aussi cobra, par
allusion à sa coiffe en forme de bouclier, puis par
extension, tout serpent venimeux. (Cléopâtre
s'est donnée la mort en se faisant piquer par un "
aspic ", sans doute un cobra sacré). La Vipère
aspic.
Genre Macrovipera, du Grec : grand et vipera
M.Lebetina, du Grec : tambour des funérailles,
à Spartes. Allusion au souffle de la Vipère,
et sans doute à sa signification prémonitoire,
plutôt qu'au son produit. La Vipère lébétine,
ou du Levant : la Méditerranée Orientale.
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