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Les Brèves 
Le lièvre d'Europe - Rapidité,
ruse ou immobilité totale
Qui
est qui ?
La femelle du lièvre s'appelle
la « hase », le petit du lièvre s'appelle
le «levraut», le mâle reproducteur s'appelle
un «bouquin». Le cri du lièvre est le vagissement. |
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Caractéristique
Le lièvre se distingue nettement
du lapin. Son pelage est plus roux et ses oreilles plus longues
que la tête ont l'extrémité noire. Les
lièvres possèdent de longues pattes postérieures
qui lui permettent de se propulser en bonds rapides lorsque
c'est nécessaire. Le lièvre d'Europe peut ainsi
se déplacer à la vitesse de 70 km/h. Sa queue
est noire dessus et blanche dessous. Un lièvre adulte
pèse de 3 à 5 Kgs.
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Le Lièvre
commons.wikimedia.org
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Alimentation
et habitat
Le lièvre est un animal nocturne.
La nuit, il recherche sa nourriture, composée de toutes
les semences et plantes de bois, des champs, des prés,
des vignes. En cas de disette, lorsque l'hiver est rigoureux,
il se nourrit de l’écorce des jeunes arbres.
Le lièvre commun se trouve partout dans les plaines,
collines et montagnes. Pour construire son gîte, il
creuse, soit dans un buisson ou une haie, soit dans les vignes
et seul le dos de l'animal émerge du gîte.
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Le Lièvre
commons.wikimedia.org |
Reproduction
La période de reproduction du lièvre commence
dès la fin décembre. Il s'accouple la nuit.
La hase a deux à quatre portées par an de 2
à 4 levrauts chacune. Elle possède trois paires
de mamelles et deux matrices. Elle procrée donc en
superfétation (conception d'un foetus, lorsqu'il y
en a déjà un dans la matrice) et met bas jusqu'à
l'automne. |
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Comportements de défense
Le lièvre a deux moyens
de défense : sa rapidité et sa ruse. Quand
il est attaqué par l'homme ou par les animaux, sa
seule chance de salut est la fuite. Parfois, après
de multiples feintes, le lièvre revient sur ses poursuivants
(les chiens de chasse) et se tapit. Cette technique de 'l'immobilité"
est utilisée par les levrauts.
Lors de la mise bas, la hase espace ses petits les uns des
autres, d'une cinquantaine de mètres. En cas de prédation,
cela évite une perte totale de sa progéniture.
Elle les dépose auprès d'un point de repère
(chardon, touffe d'herbe…), mais toujours en dehors
des fourrés, des haies et des broussailles. Le levraut
reste sur place et ne bouge pas. Sans la protection de sa
mère, sa seule technique de défense est l’immobilité
totale. Le lièvre
aurait donc entendu Lafontaine : "Rien ne sert de courir...".
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Le Levraut
M.Berroneau
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Le Levraut
M.Berroneau
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Les
menaces
Si le lièvre commun se trouve
partout dans les plaines, collines et montagnes, partout,
il est en régression. En raison de la chasse abusive
et malgré les importations massives et lâchers
d'animaux d'élevage, ses effectifs diminuent d'une
manière très nette, sauf en Alsace et en Lorraine,
où une législation spéciale, d'origine
Allemande, permet une exploitation cynégétique
rationnelle, ainsi que dans les chasses organisées.
Mais sur l'ensemble du territoire, la raréfaction du
lièvre est la conséquence inéluctable
des nombreuses chasses non réglementées.
Un autre fait contribue également
a cette diminution : on chasse le lièvre bien trop
tôt en saison. Parmi les bêtes chassées
en septembre, il y a peu de bouquins, mais beaucoup de hases
et parmi elles un bon nombre de mères en période
d'allaitement. La seule solution pour ne pas nuire à
l’espèce est donc de ne chasser le lièvre
du 15 octobre au 15 décembre.
Enfin, la tularémie, maladie
infectieuse, sévit toujours à l'état
endémique. On peut donc se demander comment l'espèce
réussit à survivre là où rien
n'est fait pour la protéger. Si la hase n'était
pas si prolifique il y a longtemps que le lièvre
aurait disparu de certaines régions. Il faut noter
aussi que l'espèce est plus productive en femelles
qu'en mâles, ce qui constitue un atout supplémentaire
pour sa survie.
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